Taxe des millionnaires: petite expérience au marché de Frameries
"Il faisait très froid ce samedi-là", un camarade raconte, "mais à trois nous avions décidé d'y aller quand-même, ne fût-ce une heure.
Etant militant TSE (Comité des Travailleurs sans emploi), j'ai récemment avec d'autres fait l'expérience de prendre contact avec pas mal de travailleurs sans-emplois. Il faut s'y préparer mentalement à l'avance. C'est ce que j'ai fait aussi pour notre petite action au marché. J'ai réfléchi auparavant comment j'allais aborder les gens.
Je suis allé vers les gens avec notre carte-pétition en leur demandant: “Madame, vous sentez-vous responsable de la crise ?” Une série de personnes ont accroché en disant: “Non, évidemment non !” J'embrayais alors : “ce sont les gens de la haute finance qui sont responsable C'est pourquoi nous avons une pétition pour taxer les grosses fortunes. Nous ne sommes pas d'accord qu'on fasse payer les petites gens qui sont victime de la crise”. J'ai eu 10 signatures en une heure de temps.
Parfois, je rappelle l'affaire Fortis vendu à Paribas à ... bas prix ! Mauvaise gestion politique dont les petites gens -et d'autres- payent aujourd'hui les pots cassés; a cause de cela, c'est toute la politique sociale qui en souffre!
La difficulté c'est de dire beaucoup de choses en peu de temps. Il faut être bref, y aller directement, avoir 2, 3 phrases claires. Parler du PTB ? Ca ils le découvriront après en lisant la carte ou le Solidaire qu'on leur laisse. Et les refus ? Il faut faire avec."




